10.05.2006
Esclavage : commémorer et combattre

Définition
L'esclavage caractérise le fait de priver un être humain de ses droits (droit de choisir son travail et son lieu de résidence, droit de fonder une famille et d'élever ses enfants, droit de s'instruire et de nouer des relations avec les personnes de son choix, droit de se déplacer à sa guise) et de le réduire au statut d'un bien mobilier que l'on peut acheter et vendre (les personnes emprisonnées au nom de la loi pour s'être rendues coupables d'un crime ou d'un délit n'entrent pas dans cette définition).
Le messages du Président de la République
Dans son discours de lundi, Jacques Chirac a affirmé que « dans l’histoire de l’humanité, l’esclavage est une blessure », « une tragédie dont tous les continents ont été meurtris », « une abomination perpétrée, pendant plusieurs siècles, par les Européens à travers un inqualifiable commerce entre l’Afrique, les Amériques et les îles de l’Océan Indien ». Il a précisé que « l’esclavage a nourri le racisme ». « Le racisme, d’où qu’il vienne, est un crime du cœur et de l’esprit. Il abaisse, il salit, il détruit. Le racisme, c’est l’une des raisons pour lesquelles la mémoire de l’esclavage est une plaie encore vive pour certains de nos concitoyens. » Le Président souhaite qu’« au-delà de l’abolition, c’est aujourd’hui l’ensemble de la mémoire de l’esclavage, longtemps refoulée, qui doit entrer dans notre histoire : une mémoire qui doit être véritablement partagée ». « Au-delà de cette commémoration, l’esclavage doit trouver sa juste place dans les programmes de l’école primaire, du collège et du lycée. (...) Nous devons également développer la connaissance scientifique de cette tragédie. (...) Enrichir notre savoir, c’est le moyen d’établir la vérité et de sortir de polémiques inutiles. (...) J’ai décidé de confier à Edouard Glissant, l’un de nos plus grands écrivains, homme de la mémoire et de l’universel, la présidence d’une mission de préfiguration d’un Centre national consacré à la traite, à l’esclavage et à leurs abolitions. » Ce centre viendra s’ajouter à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration qui doit ouvrir ses portes en avril 2007 à Paris.
Commentaire
Au meme titre que la Shoah, l'Esclavage a enfin fait son entré officiel dans l'histoire de France, la commémoration est une marque de sagesse, de respect envers les peuples, il est temps aujourd'hui non pas d'enliser la société dans un debat stéril sur qui est fautif, mais tout simplement de commemorer tous ensemble cette période sombre de notre histoire, cette démarche s'inscrit dans un devoir de mémoire. Mais n'oublions pas une choses, l'Esclavage est encore présent dans notre société et cette journée doit aussi etre un tremplin pour la lutte contre l'Esclavage moderne et la promotion des droit de l'homme
Voici quelques liens traitant de l'ésclavage moderne: antislavery et europe-esclavage Vos réactions et commentaire sont les bienvenues, n'hesitez pas à ouvrir le débat
17:25 Publié dans Actu Débats | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
La France ne doit pas être le seul pays à condamner l'esclavage.
Cette commémoration en France prendra toute sa force quand tous les pays du monde prendra conscience que l'esclavage est une notion universelle, et que ces pays commemoreront eux-aussi une journée contre l'esclavage.
La France, à mon grand plaisir, est le premier pays à tracer la voie vers l'humanisation de la mondialisation, et j'espère que les autres pays suivront prochainement, à commencer par les pays européen.
Quel beau pays qu'est la France.... dommage qu'elle refuse d'avancer et de faire les bonnes réformes !
Ecrit par : NéoDim | 13.05.2006
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